Troubles vésicosphinctériens


Le 01/12/2022 de 15:00 à 16:30


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CO102

Evaluation d'un traitement par TENS du nerf tibial postérieur des troubles vésico-sphinctériens secondaires à un syndrome parkinsonien : étude multicentrique randomisée contre placébo (UROPARKTENS)
 

Evelyne CASTEL-LACANAL (TOULOUSE, France), Benoit Peyronnet (Rennes, France), Gilles Karsenty (Marseille, France), Catherine Marie Loche (Creteil, France), Veronqiue Phé (PAris, France), Emmanuel Chartier-Kastler (PAris, France), Xavier Biardeau (Lille, France), Alexia Even (Garches, France), Pierre Denys (Garches, France), Amandine Guinet-Lacoste (Lyon, France), Alain Ruffion (Lyon, France), Stephane Bart (Pontoise, France), Xavier Gamé (Toulouse, France)

Objectif : Les troubles vésico-sphinctériens (TVS) sont fréquents en cas de syndrome parkinsonien (SP) et leur traitement particulier du fait des limites d’utilisation de certains médicaments et l’évolution de la pathologie. La stimulation du nerf tibial par TENS, facile d’utilisation et bien tolérée, est un traitement ayant montré son efficacité sur les TVS. L’objectif de notre étude était d’évaluer son efficacité sur les symptômes urinaires, chez les patients atteints d’un syndrome parkinsonien.

Matériel/Patients et méthodes : Etude randomisée multicentrique prospective, en double aveugle comparant les effets du TENS 20 min par jour pendant 3 mois à une stimulation placebo sur le score PGI-I (Patient Global Impression of Improvment) chez des adultes, ayant un SP et des TVS, en échec des traitements usuels. Les paramètres secondaires étudiés étaient l’évolution des scores PGI-S (Severity), USP, Qualiveen, catalogue mictionnel, taux de complications.
 

Résultats : Entre 2015 et 2020, 100 patients ont été inclus, 71 Hommes, d’âge moyen 68,6 ± 8.4 ans, 85 patients ayant une Maladie parkinson idiopathique. Initialement, le PGI-S était modéré à sévère (score 3-4) chez 80 patients : 38 (83%) du groupe TENS, 42 (82%) du groupe placebo. Après 3 mois de traitement, 68 patients se sentaient améliorés (PGI-I 1- 3) : 30 (68%) du groupe TENS, 38 (71%) du groupe placebo. Il n’y avait aucune différence statistiquement significative entre les 2 groupes quel que soit le paramètre étudié.
 

Discussion - Conclusion : L’effet de la neuromodulation tibiale par TENS sur les troubles urinaires chez les patients ayant un syndrome parkinsonien après 3 mois de stimulation n’était pas différent du placebo.
 

Mots clés : troubles vesio-sphinctériens, vessie  neurologique, syndrome parkinsonien, TENS

Liens d'intérêts : Hollister, Coloplast, Allergan, IPSEN